'Une réponse sociale à la crise' - campagne de déi Lénk

03/05/2009

'Une réponse sociale à la crise' tel est la réponse que déi Lénk donne sous forme d'une campange à la crise financière et économique, qui concerne de plus en plus de monde. Pendant nue conférence de presse le 2 mars 2009 la campagne a été présentée par André Hoffmann, Justin Turpel und Thérèse Gorza ...

A travers cette campagne, pendant laquelle 60.000 dépliants seront distribués par les membres et sympathisants de déi Lénk le mouvement de gauche explique ses alternatives à la crise.


Das Faltblatt zum Runterladen (pdf)Une réponse sociale à la crise

1. Maintenir les emplois
2. Augmenter le pouvoir d'achat 
3. Consolider les services publics et l'Etat social
4. Des impôts justes
5. Contrôler les marchés financiers / les banques
„Pour sauver la planète, sortez du capitalisme”

L’augmentation du pouvoir d'achat et des investissements publics garantissent davantage d'emplois.

C'est pourquoi nous voulons une augmentation importante du salaire minimum et la réintroduction de l'index intégral, mais aussi davantage de constructions de logement publiques et des contrôles rigoureux des banques.

Les entreprises faisant du profit ne doivent plus licencier des employés. La crise financière se transforme en crise économique, crise dont souffrent ceux qui ne sont pas responsables. Les salaires, les emplois, la sécurité sociale sont menacés – il le seront encore plus après les élections. Nous, déi Lénk, sommes surtout concernés par ceux qui sont dépendants de leur salaire mensuel. Nous voulons ainsi renforcer la protection contre les licenciements, réintroduire l'indexation des salaires, augmenter le salaire minimum, conserver et la créer des postes grâce à des investissements massifs dans des projets sociaux et écologiques, un service public fort au lieu d'une privatisation rampante. La raison profonde de cette crise se trouve dans l'injustice sociale: les riches deviennent de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres. Les profits énormes des entreprises ne sont plus investis de façon productive parce que les salaires sont à la traîne et ainsi, il n'y a plus de demande. Les profits ne servent pas à des investissements publics parce que les impôts sur les bénéfices et sur les gros revenus sont diminués systématiquement. D'immenses sommes sont donc investies sur les marchés financiers spéculatifs où, dans l’attente d'énormes profits, elles exercent une pression croissante sur les salaires et les emplois. Cette bulle financière ne correspond pas au développement économique réel et éclate à répétition. Les mesures du gouvernement, s'élevant à des milliards, pour sauver les banques, doivent être liées à de sévères contrôles démocratiques, voire à la socialisation. S'impose surtout une redistribution massive du haut vers le bas. Il ne s’agit pas seulement d’une question de justice sociale, mais également d’une condition préalable pour un développement économique durable.

1. Maintenir les emplois

Par la suppression des postes de travail sont concernés ceux qui ne sont pas responsables de la crise. Une accalmie n'est pas en vue: celui qui perd son emploi ou celui qui est au chômage partiel a moins de pouvoir d'achat. La demande diminue et d'autres emplois sont menacés. Nous proposons donc des mesures qui garantissent et qui créent des postes et qui empêchent les entreprises qui gagnent des millions de licencier parallèlement leurs employés. Nous proposons:

  • une amélioration de la protection contre les licenciements dans l'intérêt des salariés ainsi que la restriction et une assurance légales pour le travail intérimaire et les CDD
  • une loi interdisant le licenciement "économique" dans une entreprise qui fait des profits
  • des investissements dans des projets sociaux et écologiques: la construction de 2000 habitations supplémentaires par année, l'assainissement énergétique des immeubles anciens
  • la réduction du temps de travail sans diminution du salaire
  • le combat contre le dumping social avec de hauts standards sociaux

Ce dont M. Juncker ne parle pas:

310 millions d'euros de la réserve de la caisse de retraite étaient, le 31.12.2007, investis dans des actions. Le 19.09.2008, ces actions ne valaient plus que 243 millions, ce qui constitue un déficit de 67 millions. Le 24.04.2004, seul Serge Urbany (déi Lénk) s'opposa contre la loi permettant d’investir ainsi en bourse; tous les autres partis parlementaires approuvaient avec joie.

2. Augmenter le pouvoir d'achat

Le pouvoir d'achat des salariés doit être renforcé pour leur permettre une vie décente, ce qui augmente la demande et stabilise les emplois. La redistribution de bas en haut porte une responsabilité déterminante pour la crise financière, c'est pourquoi nous voulons l'inverser. Au Luxembourg également, les profits ont augmenté plus vite que les salaires, les injustices sociales ont grandi, tout comme la pauvreté. Le salaire minimum social est cependant en-dessous du seuil de pauvreté (seuil de pauvreté: 60% d'un revenu moyen). Nous proposons:

  • l'adaptation automatique des salaires, des retraites et des prestations sociales à l'indice des prix
  • l'augmentation du salaire minimum social de 300€, donc au-dessus du seuil de pauvreté
  • un engagement offensif pour l'augmentation des salaires

De faux chiffres contre l'index

Le gouvernement LSAP-CSV a, avec de fausses prévisions, DURCHGEBOXT la manipulation de l'index aux finances publiques. Le budget prévoyait pour 2006 un déficit de 310 millions, mais il s'en découlait un profit de 252 millions d'euros. Les recettes de l'Etat dépassaient de 1,064 milliards d'euros la somme qui était prévue! Même scénario en 2007: un budget de 991, 7 millions de déficit, un résultat de 210,7 millions de profit. En 2007, la totalité des finances publiques affichent un surplus de 1, 072 milliards d'euros, somme qui se rapproche des records de 2001 et de 2002!

3. Consolider les services publics et l'Etat social

La privatisation des services publics par les gouvernements précédents est une impasse. Les entreprises privées misent sur des salaires bas, des prix exorbitants et le plus haut profit possible - avec lequel elles attisent la spéculation à la bourse. Les assurances privées font de même. Les fonds de pension privés spéculent avec l'argent de leur client et compromettent ainsi les apports de ceux-ci. Nous proposons:

  • l'élargissement des services publics ( transport, communication, alimentation en énergie et en eau), au lieu de la privatisation
  • l'expansion des systèmes de protection sociale solidaires au lieu de l'encouragement des assurances privées

4. Des impôts justes

La fonction sociale du système des impôts - redistribution de haut en bas, participation des riches au financement de services publics généralement accessibles - est systématiquement sapée: les impôts sur les profits des entreprises, sur les revenus importants et sur la fortune ont été réduits fortement ces dernières années. C'est surtout le gouvernement luxembourgeois qui pratique, au niveau européen, le dumping fiscal - qui est encore encouragé par le secret bancaire. Cette politique des impôts conduit, d'un côté, à l'appauvrissement de l'Etat, prétexte pour une politique de restrictions sociales, de l'autre côté, elle conduit à l'accumulation de richesses privées qui sont investies dans des marchés financiers conjecturaux. Nous proposons:

  • davantage d'impôts sur les profits des entreprises et sur les grandes fortunes
  • une harmonisation des impôts d'entreprise au niveau européen

5. Contrôler les marchés financiers / les banques

Malgré tous les avertissements - même ceux des économiste critiques - on a aboli ces dernières décennies toutes les frontières des capitaux "libres", on a inventé encore plus de "produits" financiers ; le contrôle a échoué ou n'était pas présent. Sur la place financière luxembourgeoise, on encourageait systématiquement par des lois les spéculations aventureuses/sauvages et l'accumulation de capitaux privés. Nous devons mettre un terme à tout cela. La place financière luxembourgeoise doit être un avant-coureur de la réforme des marchés financiers internationaux et l'Université du Luxembourg doit concentrer ses capacités de recherche sur l'élaboration de concepts correspondants. Nous proposons:

  • le contrôle et la régulation des marchés financiers
  • l'interdiction des "produits banquiers toxiques" et à haut risque
  • la fiscalisation poussée des profits des transactions financières

L'industrie des fonds de Frieden a-t-elle perdu 1,9 ou 7 milliards d'euros ?

Selon la CSSF, les fonds enregistrés auprès de l'arnaqueur financier Madoff ont perdu 1,9 milliards d'euros. Dans le parlement et dans "Le Monde", on parlait de 5 à 7 milliards d'euros ou de 10 milliards de dollars, ce qui représente 20% de l'arnaque de Madoff réglés par l'intermédiaire du Luxembourg! L'industrie des fonds, la fierté de Frieden, est discréditée et son autorité de contrôle bancaire n'a rien remarqué!

Maintenant, tous se plaignent. Et auparavant ?

CSV, LSAP, DP, déi Gréng, ADR: exception fait de Serge Urbany (déi Lénk), tous ont voté le 22.03.2004 pour la "titrisation" de M. Luc Frieden, loi qui rendait possible le commerce en gros de crédits foireux.


"Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" (le nouveau livre de Hervé Kempf, journaliste français de l'environnement)

Celui qui possède un grand capital, doit l'augmenter. C'est l'ultime commandement capitaliste. A tout prix. Même au prix de la misère sociale et de la destruction de l'environnement. La crise financière actuelle, tout comme la crise climatique et la crise alimentaire sont conditionnées en grande partie par cette logique du profit rapide. Celle-ci est incompatible avec un développement durable. En effet, la durabilité exige une façon de penser long-terme et interconnectée, la priorité de l'intérêt commun sur l'enrichissement individuel, l'égalité sociale et un accès juste aux ressources pour la génération d'aujourd'hui et pour celles de demain. Le sauvetage de notre planète et la prévention de crises économiques, écologiques et sociales exige une réorientation fondamentale de notre façon de penser: l'abolition de la logique capitaliste.
 


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